Tout échec est une expérience
porteuse d'avenir !
Quel chef d'entreprise n'a-t-il jamais affronté le doute et l'incertitude du lendemain ?
Quel dirigeant n'a-t-il jamais eu de difficultés à convaincre son Conseil d'Administration ou son banquier que les nouvelles orientations stratégiques qu'il souhaitait prendre, supposaient une prise de risque acceptable mais a priori incompatible avec un investissement ?
Une gestion en père de famille est-elle la seule façon de prévoir et de se prémunir entre les périodes de difficultés ?
Faut-il toujours prévoir le pire partant du principe que rien ne se déroule jamais comme prévu ?
Depuis deux ans, la crise était-elle prévisible ? Elle a généré des drames économiques d'entreprises qui semblaient pourtant être bien gérées, pérennes ou dans une belle dynamique.
Leurs dirigeants ont-ils commis une faute alors qu'ils ont su mener leurs affaires durant une, deux ou trois décennies ? Serait-il injuste de les accuser de laxisme ou d'incompétences ?
Au moment des choix et des décisions qui engagent son entreprise, le dirigeant de PME est toujours seul. Alors qu'il a le devoir de partager le succès avec ses équipes, il a celui d'assumer seul l'échec. Injustice ? Non, bien au contraire, c'est ce qui fait la noblesse génétique du chef d'entreprise.
Les créateurs et dirigeants d'entreprise sont une race à part qu'il faut protéger.
En France, l'opinion considère trop souvent l'échec comme une preuve d'incompétences ou de légèreté managériale. Erreur, grave erreur !
Chez les anglo-saxons, lorsqu'il n'est ni à répétition ni frauduleux, le droit à l'erreur est admis. L'échec de l'entrepreneur est toujours considéré comme un enrichissement, gage d'un avenir où certaines erreurs ne seront plus commises.
Bonne rentrée à tous !
Philippe Dermagne |
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