Altares
constate une accélération des défaillances
d'entreprises de 17,2 % sur le troisième trimestre 2008.
Avec 11 407 procédures collectives ouvertes, l'été 2008
renoue avec un niveau de faillites jamais atteint depuis 1997
(12 600 défaillances).
Au début de l'été 2008, la crise de confiance
touche l'ensemble de la chaîne de la finance, de la banque à l'assurance.
Le manque de liquidité se fait dès lors ressentir
dans les grandes entreprises. L'analyse sur le troisième
trimestre 2008 confirme les tendances observées depuis
18 mois et en effet au cours de l'été 2008, 11
407 entreprises déposent le bilan.
Ce constat est d'autant plus douloureux que les deux tiers de
ces défaillances sont des liquidations directes : 7694
liquidations judiciaires et 3680 redressements judiciaires auxquels
s'ajoutent 162 procédures de sauvegardes.
Le retournement est brutal et frappe désormais tout autant
les grandes, les moyennes que les petites entreprises.
En écho à cette accélération des
défaillances, les demandes de sauve-gardes augmentent
de 34 % et restent davantage utilisées par des petites
entreprises (moins de 10 salariés) et plus particulièrement
dans le Commerce et l'Industrie.
En résumé, concentrées sur la population
des entreprises jeunes et donc plus vulnérables en 2007,
les défaillances se propagent sur les PME début
2008 et touchent désormais tout autant les grandes entreprises.
La moitié des entreprises défaillantes cet été présentait
des retards de paiements de leurs fournisseurs de plus de 20
jours. Le retard moyen constaté est de 32 jours. Or, le
poids des retards de paiement sur les trésoreries et leur
effet en termes de défaillances sont clairs. A partir
de 30 jours de retard, la probabilité de défaillance
de l'entreprise est multipliée par 6. Les retards de paiement
sont à l'origine d'une défaillance sur quatre.
B.M.
Source : Altares |