Nombreuses sont les
entreprises dont la santé
financière est fragilisée par la
conjoncture actuelle.
Face à ce défi de taille,
la plupart de ces organisations cherchent aujourd’hui
de nouvelles alternatives de gestions financières propres
à les accompagner
pour faire face à la crise.
L’intensification des chocs traversés par tous (crise financière, économie
au ralentie, hausse des cours des matières premières…)
conjuguée aux difficultés spécifiques rencontrées
par certains secteurs d’activité (crédit, immobilier,
transport…) ont ainsi mis à mal la confiance que les chefs
d’entreprises placent dans leurs perspectives d’avenir. 60
% des PME et PMI françaises prévoient ainsi une stabilité de
leur chiffre d’affaires en 2009. Seulement 24 % anticipent une
augmentation contre 50 % l’année précédente
(baromètre Eurofactor 2009). A l’échelle européenne,
les entreprises sont également pessimistes concernant l’évolution
de leur rentabilité. 15 à 25 % d’entre elles prévoient
ainsi une baisse de leur profitabilité en 2009. Difficile donc,
dans ce contexte, de préserver la santé financière
de son entreprise. Quelques solutions permettant aux entreprises de
préserver leur trésorerie et de rationnaliser leurs coûts
ont néanmoins le vent en poupe à l’heure actuelle.
Financer son investissement
En 2009, les investissements dans la zone euros pourraient marquer
le pas. Parallèlement, les entreprises vont, en 2009 devoir
faire face à des conditions de financement qui se resserrent.
D’ailleurs, près de 30 % des entreprises européennes
anticipent des difficultés relatives à l’accès
au financement. Face à ces difficultés, les entreprises
ont néanmoins la possibilité de s’appuyer sur différents
partenaires, susceptibles de les accompagner dans le financement de
leur activité. «Elles peuvent ainsi recourir aux associations
comme Entreprendre en France, qui adhèrent aux Réseaux
d’Accompagnement et de Financements, ou encore à des organismes
comme Oséo», explique William Nahum, Médiateur
Délégué en charge des relations avec les organisations
professionnelles. «De nombreuses initiatives locales, départementales
et régionales sont également proposées, notamment
pour aider à la création d’entreprises».
Parallèlement, le Gouvernement s’est également
engagé, dès la fin 2008, à travailler sur la fluidification
des relations interbancaires puis des relations entre les banques et
les entreprises. Une démarche dans le cadre de laquelle fut
notamment créé le Médiateur du Crédit pour
les entreprises. Depuis, les initiatives gouvernementales mais également
socio-professionnelles se multiplient. Ainsi, et en appui du Dispositif
de Médiation du Crédit aux Entreprises, les organisations
patronales (CGPME, Medef, UPA) et les réseaux consulaires se
mobilisent pour accompagner et aider les chefs d’entreprises
qui rencontrent des difficultés du fait de la crise financière.
Cet appui est proposé de manière individualisée
et gratuite à toutes les entreprises qui le sollicitent. «Les
chefs d’entreprises confrontés à des difficultés
de trésorerie ou de financement pourront désormais obtenir
sur simple appel téléphonique, les informations nécessaires
ainsi que les coordonnées du Tiers de Confiance de la Médiation
de son choix, le plus proche géographiquement de sa structure»,
poursuit William Nahum. «Ce tiers de confiance interviendra alors à ses
côtés pour l’aider à préciser ses
besoins et rendre ainsi plus efficace l’intervention du médiateur
qui pour sa part est chargé d’apprécier la situation
de l’entreprise. Ce médiateur envoie alors son appréciation
au banquier de l’entreprise, l’invitant parfois à réviser
son point de vue». Au-delà de ces aides et soutiens divers,
l’optimisation de la gestion du poste client et de la finance
relève, en ces temps difficiles, d’une nécessité.
Préserver sa santé financière en optimisant
sa gestion du poste client
Principale ressource financière de l’entreprise, le poste
client fait actuellement l’objet de toutes les attentions. Les
entreprises s’assurent ainsi de plus en plus de la santé financière
de leur client, et surveillent de près l’ensemble de leur
chaîne de facturation, de manière à recouvrir au
plus vite les créances qui leur sont dues. Des démarches
dans lesquelles un certain nombre de prestataires proposent de les
accompagner. «La majorité des entreprises a recours à l’information
d’entreprise», souligne à ce sujet Bernard Muselet,
Directeur Général Adjoint d’Eurofactor. «Une
procédure d’autant plus plébiscitée qu’une
défaillance d’entreprise peut aujourd’hui intervenir
brutalement, sans qu’il y ait eu de signaux avant-coureurs. D’ailleurs,
face à ces risques accrus, l’assurance-crédit est également
très prisée actuellement». Pour autant et face à la
multiplication des risques, les primes d’assurances tendent actuellement à augmenter,
alors que la garantie couverte, elle, diminue. «Pour éviter
de se retrouver face à des impayés ou des délais
de paiement trop longs les entreprises doivent également revoir
leurs procédures de recouvrement de créances s’appuyant,
si nécessaire sur des prestataires spécialisés
dans ce secteur, sur des avocats ou encore sur des huissiers»,
poursuit Bernard Muselet. Enfin, le recours aux factors reste une démarche
plébiscitée par les entreprises pour financer leurs besoins
en fonds de roulement en temps de crise. «L’affacturage
est une activité contra cyclique», explique Bernard Muselet. «Lorsque
l’économie est en croissance, les factors accompagnent
les entreprises dans le financement de leur développement. Lorsque
qu’au contraire, l’économie tourne au ralentie,
ils leur permettent de préserver leur besoin en fonds de roulement».
Rationnaliser ses coûts en externalisant ses fonctions RH
L’externalisation des fonctions RH et en particulier de la gestion
de la paie tend également à se démocratiser de
plus en plus. Si en 2007, 60 % des entreprises externalisaient leurs
paies, elles devraient être 72 % en 2009 (Markess International,
2008). «Principale motivation de cette démarche, la rationalisation
des coûts directs d’abord, puis des coûts liés à l’organisation
interne, ensuite», souligne Jérôme Rousselot, Directeur
Commercial Cegedim SRH. Une aubaine en temps de crise… Différents
prestataires interviennent alors sur ce marché de l’externalisation
de la paie dont les experts-comptables et les prestataires informatiques.
Les experts-comptables, rôdés à l’exercice
depuis plusieurs décennies maintenant, offrent un suivi particulièrement
personnalisé aux clients. «Notre organisation, notre expertise
et les outils informatiques sur lesquels nous nous appuyons nous permettent
de répondre à l’ensemble des questions soulevées
par nos clients», explique Olivier Drouilly, Expert-comptable,
associé et responsable de l'ensemble des bureaux du Grand Est à Nancy
de Sadec-Akelys. Les prestataires informatiques, à l’instar
d’ADP, Cegedim SRH ou encore e-Paie sont également de
plus en plus plébiscités pour leur capacité à apporter
une réponse globale en matière d’externalisation
de la paie. Au-delà de la gestion du bulletin de paie, ces sociétés
proposent aussi des prestations de veilles fiscales et/ou de prise
en charge des déclarations sociales. Certaines prennent également
en charge d’autres fonctions liées aux ressources humaines,
comme la gestion administrative des RH, la gestion des emplois et compétences
ou encore la gestion de la formation. «Externaliser une partie
des fonctions RH et en particulier la paie permet aux équipes
RH de se recentrer sur la dimension humaine de leur fonction et de
se mettre davantage au service du développement et de la compétitivité de
l’entreprise», conclut Jérôme Rousselot. «En
se concentrant davantage sur la gestion des talents, des carrières
et des formations, la RH permet à l’entreprise de gagner
en agilité et en réactivité, ce qui est indispensable
pour faire face à la conjoncture économique actuelle».
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